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Les dérives d’une Fédération

17 octobre 2010

Comment une association de franchiseurs (Fédération Française de la Franchise) donc d’entrepreneurs, qui devrait par définition être « libérale », dans sa conscience collective, devient socialisante / collectiviste ou pire « Bayrou modem » (ce qui revient au même !) ?

Comment donc concrètement une association de franchiseurs peut dériver vers la co-franchise (démagogie, idéologie, humanisme décadent, lâcheté, hypocrisie !!!) ?

J’ai essayé d’analyser les causes de cette dérive.

Cette Fédération de franchiseurs avance dans la vie masquée ! En faisant croire qu’elle défend l’entrepreneur-franchiseur, (je suis sur que le staff permanent de la fédération déteste au fond d’eux les franchiseurs, par jalousie) en réalité elle préfère défendre les franchisés sous le vocable : « l’intérêt supérieur du réseau ».
Au commencement, c’était une fédération de franchiseurs, aujourd’hui c’est la Fédération Française de « la » Franchise. Demain, se rêverait-elle la Fédération Française des franchisés ? (ce serait toujours une FFF !)

Quelle transmutation des valeurs !

De vous à moi cette dérive s’explique du fait que la majorité des administrateurs de la Fédération et bien sur son bureau exécutif sont des cadres et non des entrepreneurs-franchiseurs. Ceci explique-t-il cela ?!

Le témoignage récent d’un franchiseur, adhérent de la FFF, dans le secteur du service à la personne : « Plaisir d’Aider » pour ne pas le nommer, et conseillé par un des experts de la FFF, est venu, aux abois, me voir, en s’excusant d’avoir fait le mauvais choix en frappant à la porte de la FFF.

La réalité lui a fait prendre conscience qu’il avait frappé à la mauvaise porte !

Le plus jeune franchiseur de France avait préféré adhérer à la FFF plutôt qu’au CEDRE, que cette dernière lui avait recommandé un de ses conseils experts préférés le Cabinet Deschamps-De Balman.

Rappelons que nous sommes dans le secteur du service à la personne. La franchise, dans ce secteur, ne peut survivre en France, si on ne la considère comme un système vertical franchiseur-franchisé, « suzerain-vassal » (exemple la franchise Acadomia). Certes, les services à la personne ont explosé grâce aux lois Borloo et autres, mais vite embourbés par une législation trop compliquée, trop contradictoire et en définitive stupide et le tout dans un environnement hostile : l’URSAFF d’un coté, le Code du Travail et les Prud’hommes de l’autre (bref la France quoi !).

Insouciantes, les franchises de services à la personne se sont développées souvent en méconnaissant les véritables règles de la franchise, capitalistiques et entrepreneuriales.

La FFF, tout le monde le sait à présent, prône aujourd’hui la « co-franchise » (elle a accueillie dans son propre conseil d’administration des franchisés). Des grands franchiseurs tels Mac Donald, Accor, Carrefour,…ont préféré fuir cette philosophie dévastatrice pour les franchiseurs, mais bien plus dévastatrice encore dans le domaine des services à la personne, qui ne reposent comme vous le savez que sur le service, le savoir-faire.

Beaucoup de réseaux ont été abusés par cette dérive, exemple le réseau « Après la Classe », quasiment détruit par une dissidence de franchisés devenu aujourd’hui « Family Sphère » !
Contrairement aux USA où le marché de la franchise est dominé par les franchises de service, en France la mauvaise compréhension de l’intérêt supérieur du réseau, c’est-à-dire la défense des franchisés et oublier les intérêts des franchiseurs, conduit à empêcher la franchise de prospérer dans le secteur du service à la personne.

Bravo la FFF !

Pire encore, s’identifiant à une sorte de police judiciaire, alors que le franchiseur « plaisir d’aider » voyait ses franchisés tenter de le dépecer, la Fédération a « convoqué » son adhérent, M. Stéphane Depaux….dont le concept a été à l’époque accepté pourtant par la commission d’adhésion.

Il est devenu adhérent.

Remarquez bien, c’est cela une Fédération : les copains d’abord !

Oui, confidence pour confidence, saviez-vous que la plus grande franchise mondiale, Subway (33000 franchisés) a vu son adhésion refusée par la FFF ? Trop fort !

Ses conseillers de l’époque, alors qu’il fallait entrer dans une défense judiciaire rapide et déterminée pour sauver son réseau, lui ont plutôt conseillé de ne rien faire et de ne surtout pas faire de vague pour l’image de la franchise ! Résultat : ce pauvre adhérent est passé de 40 franchisés à 10 franchisés.

Heureusement, un autre avocat, Me Gilles Menguy, espère relever le défi en combattant cette dissidence, favorisée par les recommandations du juriste de la fédération qui, insidieusement, prône lui aussi la franchise « douce » et préfère défendre en réalité les franchisés plutôt que le vrai franchiseur.

Je connais un autre pays où la dérive est identique à celui de la France : l’Italie (lire mon blog juin 2010 « l’International de la franchise – La franchise capitaliste versus la franchise communiste et/ou collectiviste » !)

Il ne faut pas se tromper de combat.

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