Skip to content

Le Rééquilibrage

21 octobre 2009

Le Club Européen des Directeurs de Réseaux (CEDRE), défend l’orthodoxie de la franchise telle qu’elle a été inventée par les américains.
Le CEDRE combat aujourd’hui ceux (FFF & consorts, lire mon post : Lettre ouverte à un franchiseur : Patrick Hautot ) qui cherchent à rééquilibrer les rapports Franchiseurs-Franchisés. Cette tendance actuelle – une vraie dérive – risque de faire évoluer la franchise vers ce qu’on appelle « le commerce associé ». La franchise risque du coup de perdre son originalité, ces jurisprudences actuelles étant déjà contre le franchiseur, (Yves Rocher, chaine d’hôtellerie B&B, Casino, Carrefour, Chattawak – dont l’arrêt de la Cour d’Appel de renvoi du 9 avril 2009 (arrêt à télécharger ici) continue à requalifier le contrat de commission-affiliation en contrat d’agent commercial contrairement à la position inverse de la Cour de Cassation dans son arrêt du 28 février 2008…), témoignent d’un risque de décroissance de la franchise en France.

L’heure est grave.

Plaider pour la « co-franchise » c’est détruire la spécificité de la relation franchise, pourquoi ?

Le franchiseur, en général, est un entrepreneur qui a mis un concept au point et qui cherche à être présent sur les marchés où son « offre » trouve un succès auprès des consommateurs.
N’ayant pas les moyens pour le développer lui-même, la franchise, par le principe de la  « réitération » d’une part et d’autre part avec les capitaux et le travail des franchisés, permet la conquête rapide du dit marché (100 points de vente en 7ans est une bonne moyenne).
La franchise est une forme d’appel à l’épargne privée (par opposition à l’épargne publique).

Comme je l’ai dit ici en  juin 2009, la franchise n’a de sens, comme stratégie de développement pour le franchiseur entrepreneur, que si son réseau organisé verticalement, lui permet de capitaliser sur la valorisation de ses « actifs incorporels » que représente l’ensemble de son réseau.
Toute tentation de « co-franchise » ou « rééquilibrage » franchiseur-franchisé conduirait à tuer le système de la franchise. Le franchiseur-entrepreneur n’a pas vocation à « co-gérer » sa franchise avec ses franchisés ou association de franchisés (mais cela ne veut pas dire que le franchiseur ne développera pas avec ses franchisés un « dialogue permanent » dans le cadre de commissions de travail par exemple).
Dans le cas inverse, on ne voit pas, au nom de quoi, le franchiseur usant tant d’énergie et de sueur, se lancerait dans cette aventure sans l’espoir de « faire fortune » ou à tout le moins de jouir de son futur « patrimoine » conséquence directe de son talent, son travail et sa prise de risques.
La coopérative relève d’une autre philosophie de vie. Si le système de la franchise dérivait vers l’esprit « coopérant », on verrait apparaître une autre forme de distribution  – hybride – peut-être, mais hors-mode de fonctionnement du « génie » de la vraie franchise comme par exemple Subway, qui possède environ 35000 franchisés dans le monde.
Le CEDRE élabore actuellement son livre blanc de la vraie franchise : celle des franchiseurs-entrepreneurs.
Le CEDRE défend aujourd’hui la vraie franchise (voir aussi l’article « Fonctionnaires versus Franchiseurs »ici).

Publicités
No comments yet

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :