Skip to content

Paradoxes

16 avril 2009

Les français rêvent d’une France administrée où tous seraient fonctionnaires.

Dans le monde de la franchise, c’est pareil. Fédérations et tribunaux rêvent de « cogestion » des réseaux. Comme si par un étonnant méandre de l’évolution française, la France au fond préférait l’idéologie (marxiste) de la coopérative au néocapitalisme de la franchise. Je m’explique :

a.    les récentes décisions concernant la requalification des contrats de franchise Yves Rocher en contrat de travail me stupéfient.
Comme si les juges ne rêvaient que d’un monde salarié et syndiqué, avec en plus, une sorte de haine du patron (ce patron qui ne peut être que voyou bien sur)…
Un réseau de plus de 500 franchisés ne peut qu’évoluer vers la « verticalisation », l’intégration d’un réseau franchisés, sans cela aucun contrôle n’est possible, aucune « uniformisation » non plus.
A moins que la France n’accepte de se contenter que de petits réseaux de 100 franchisés maximum. La France devenue un petit pays, ne pourrait envisager que de petits business de petits réseaux !!!
Yves Rocher a une philosophie d’intégration maximale de type suzerain – vassal (prônée par moi-même d’ailleurs depuis plus de 25 ans !),
cf mon post de septembre 2008, Lettre Ouverte à un vrai franchiseur : Patrick Hautot

La force des Américains c’est qu’ils entendent par « indépendance », l’indépendance financière, alors qu’en France «l’indépendance» a été réduit par le code du travail à la notion de «lien de subordination».
Comment alors, comme Subway (30.000 franchises dans le monde), faire d’une simple sandwicherie, un empire mondial ? …Le concurrent français, Pomme de Pain (encore en vente), n’a pas dépassé les 80 franchisés !

Étonnant non ? Manque d’ambition ou idéologie égalitariste ?

b.     On pourrait espérer qu’une Fédération, représentant des franchiseurs, donne des messages en direction, aussi, des grands réseaux (d’ailleurs beaucoup ont quitté la FFF). Et bien non. Les récents colloques de la FFF communiquent autour d’une sorte de « cogestion ».
Bien que cette tendance semble devenue une logique puisque la FFF a ouvert (démagogie ?) ses portes aux franchisés !!! CQFD

Les ennemis des franchiseurs sont les structures institutionnelles de la France par exemple : les prudhommes bien sur, mais aussi les Fédérations qui sous couvert de leur représentation corporatiste – patronale ?! ne sont en réalité que l’expression du « Centre » (voir le MEDEF). Et en politique, le Centre aujourd’hui ce n’est plus le parti radical – mais Bayrou et son Modem. Au secours ! Les socialistes sont partout…et aussi à la FFF. Non l’égalitarisme ne passera pas.
Les grandes franchises devraient rejoindre le CEDRE. Le Cèdre est un vrai Club libéral (Le CEDRE et ses activités).

Pour autant, le nouveau Président de la FFF, Guy Gras, aussi directeur juridique d’Yves Rocher, doit se sentir dans une position paradoxale et délicate.

Moi je serai d’avis, à tout le moins, de le soutenir pour qu’une nouvelle ligne politique s’exprime au sein de la FFF. Une fédération de franchiseurs n’a de sens que pour aider les petits réseaux à devenir grands et mondiaux. Et pour cela, il faut obliger la FFF à changer de cap.
En 1987, j’avais déjà organisé un putsch  au sein de la FFF, pour l’obliger à éviter de commettre l’irréparable (Olivier Gast et la FFF : une relation passionnelle !).

Qu’en pensez-vous ?

Publicités
No comments yet

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :