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Déontologie et morale : l’affaire Yves Rocher

9 avril 2009

J’ai déjà eu l’occasion d’écrire sur ce sujet (voir mon post  Lettre ouverte à un vrai franchiseur : Patrick Hautot

L’actualité m’amène à revisiter cette délicate question à propos de l’affaire Yves Rocher et de son directeur juridique Guy Gras, aussi Président de la FFF.

a.    La déontologie de la franchise, tout d’abord, historiquement, c’est l’Etat de Californie qui en légiférant sur la franchise, en 1973, a été le premier à élaborer le « code of ethic ». Repris par la suite par beaucoup d’institutions américaines dont l’IFA (International Franchise Association). Un code de déontologie aux USA n’a pas la même signification morale qu’en Europe. Pour les américains, déontologie et morale ne cohabitent pas forcément ensemble (se reporter à la crise actuelle des subprimes et du capitalisme américain…eux qui pourtant n’ont que ce mot « code of ethic » à la bouche). Aux USA, la déontologie est un ensemble de bonnes règles de conduite qui permet de « rassurer » un marché sur lequel on espère vendre un produit et/ou un service et donc de se rendre crédible.
La déontologie est par définition « amorale ». Elle aide simplement les bons professionnels à justifier la défense de leurs propres intérêts. Malheur à ceux qui n’ont pas compris cette « valeur-vérité » contemporaine.
Le faible aujourd’hui est celui qui ne sait pas défendre ses propres intérêts.
Alors que la morale chrétienne, rappelez-vous, est de faire du bien aux autres…
Cette fameuse déontologie de la franchise a été appliquée en France et a eu le « grand mérite » d’avoir été traduit ! Et qui constitue la base du marketing de la FFF.
Mais comme toutes les déontologies, s’accrocher à elles, est toujours dangereux. La preuve : la récente jurisprudence qui a requalifié les contrats de franchise  –  location-gérance Yves Rocher en contrat de travail, le prouve.
Personne n’a raison en matière de franchise et de déontologie. Il y autant de conception de la franchise que de franchiseurs.
Seule la vraie réussite est la sanction de ceux qui pensent bien et les autres…

b.    Dans tous ses récents colloques, la FFF a tenté de communiquer autour d’une sorte de « cogestion » (colloque FFF du 17 juin 2008 « Le temps des réseaux : adapter l’animation au cycle de vie des réseaux »). Le paradoxe amusant est qu’au même moment la FFF élisait un nouveau Président : Guy Gras, Directeur Juridique Yves Rocher. Cette nouvelle jurisprudence Yves Rocher (requalification des contrats en contrat de travail) mettra forcément la FFF en porte-à-faux doctrinale.
CQFD : Yves Rocher a une philosophie d’intégration maximale de type suzerain-vassal (prôné par moi-même d’ailleurs, depuis plus de 25 ans).
Ce qui est étonnant, c’est que la FFF a souvent combattu ma façon de penser. Qui croire ? le Président de la fédération ou la doctrine rampante de certains permanents de la FFF ! Y aurait-il plusieurs déontologies au sein de la FFF ?
Cela dit, qu’un franchiseur dépassant les 500 franchisés, cherche à « verticaliser » son réseau ne me choque pas. La logique « d’intégration » est nécessaire. Je comprends la philosophie d’Yves Rocher. En effet, plus il y a de franchisés dans un réseau, plus il est difficile d’en assurer le contrôle et l’uniformisation. Ce que je comprends moins, ce sont les prises de position contradictoires de la FFF.

Amusant non ?

Qu’en pensez-vous ?

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