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La bulle des droits !

11 février 2009

Après la bulle Internet des années 2000,  après la bulle financière actuelle, ne voit-on pas se profiler à l’horizon la bulle des droits ?
Pendant les quarante dernières années, tout le monde a revendiqué toujours plus de droits (cf le célèbre livre de François de Clozet : Toujours Plus).
Et si pour les prochaines décennies, on imaginait : toujours moins de droits.
Est-ce envisageable ?
En réalité, « la bulle financière » a cela de délirant qu’elle a engendré un monstre dévoreur de capital ! Les banques, les constructeurs automobiles, les collectivités locales même les États (par exemple l’Islande en faillite) et peut-être bientôt la Grèce, le Portugal, l’Espagne… qui va sortir en premier de l’euro ?
Mais les conséquences de cette bulle financière, et sous l’effet domino, dévoilent une immense fragilité du capital : « l’insolvabilité ».
Peut-il y avoir une insolvabilité universelle ?
Si on retient juste un instant cette hypothèse, quelle valeur accorder à un droit si en face l’insolvabilité s’auto érige en principe.
En effet, dans un monde largement surendetté, quelle serait la valeur des droits des créanciers penauds face à un désert sans eau, sans liquidité. A-t-on déjà tondu un oeuf ?
Il faut savoir, par exemple, que l’État lui-même, suite aux contrôles fiscaux et aux contrôles URSAFF, ne recouvre qu’une toute petite partie de ses redressements.
Ce qui coûte fort cher à deux niveaux :
1.    le nombre de fonctionnaires, une véritable armée mexicaine, plombe le PIB français à plus de 50% déjà
2.    leur travail est souvent inefficace puisque le recouvrement des redressements ne sont pas toujours effectués : beaucoup des débiteurs – sociétés ou personnes physiques – se retrouvent aujourd’hui en liquidation (Loi de sauvegarde).

Les nouvelles lois de sauvegarde favorisent en plus les nouvelles dématérialisations « corporate » (en d’autres termes organiser son insolvabilité). On ne peut alors que constater l’inefficience des droits.
On peut en réalité décliner cette réaction en chaîne à l’infini, l’exemple de la Grève Générale des Antillais est significative, la France n’a plus d’argent !!! D’ailleurs on devrait leur donner leur indépendance !

Et si on parlait aussi des retraites ! etc…

Un État de droit peut-il être fondé sur des droits inefficaces avec en face des trous noirs ou des trous béants d’insolvabilité.
L’énorme machine de production de droits, dans nos démocraties modernes risque de tourner à vide.
Le jour où cette réalité va sauter aux yeux de tous, les choses vont vraiment aller très mal.

La crise financière a révélé que le monde virtuel, numérique (avec ou sans titrisation) permettait d’exister sans aucun actif  « réel » (ou très peu). D’autant plus qu’aujourd’hui, les nouveaux schémas corporate ont tendance à l’éclatement et à la délocalisation.
Le défaut de confiance est l’ennemi mortel du libéralisme et du capitalisme dans l’économie de marché d’une démocratie.
Les banques entre elles sont dans la défiance à cause de leur risque d’insolvabilité. Mais que dire des collectivités locales voir même des États, etc…
Le grand Pascal ne disait-il pas « le droit sans la force est impuissant ».

Mais les droits sans la solvabilité sont aussi impuissants.

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